Vous trouverez ci-dessous les archives de toutes les plantes du mois qui ont déjà été publiées sur le site. Celles-ci sont triées par années.

Se rendre aux archives de l'année




Année 2012

Oncidium sp.
01-05-2012

Les Oncidium
originaires d’Amérique Centrale et du Nord de l’Amérique du Sud




Magnifiques Orchidées que sont les Oncidium et leurs parents…  Elles nous gratifient une fois par an de leurs immenses hampes florales, atteignant parfois 2 m (et quelquefois plus), couvertes d’une multitude de petites fleurs délicates. D’un ton souvent jaune et brun-café, elles dégagent parfois une odeur douceâtre. Si l’on s’approche du labelle (pétale transformé, assez grand, au centre de la fleur), on remarque une structure complexe de petites excroissances, appelées calus, qui est un élément déterminant pour leur identification. C’est d’ailleurs ces protubérances qui ont donné le nom au genre entier : le grec onkos signifiant « tumeur » ! Assez peu poétique pour une plante aussi belle et délicate, surtout lorsque l’on se rappelle que le nom de la famille (Orchidaceae) vient du grec Orkis, « testicule »…


Très souvent proposés en jardinerie, les Oncidium font partie des Orchidées tropicales les plus tolérantes et les plus faciles de culture. Ils aiment un éclairage intense (pas le soleil direct non plus), et des arrosages espacés. Ils ont une croissance rapide et fleurissent abondamment pour peu qu’ils reçoivent fréquemment de l’engrais.


Leur classification a longtemps fait débat, et ce débat est encore loin d’être terminé…
On compte aujourd’hui pas moins de 520 espèces, certaines ayant été regroupées avec les Oncidium (comme les genres Odontoglossum et Miltonioides), d’autres les ayant quittés pour rejoindre d’autres genres existants, comme les Gomesa, les Trichocentrum et les Grandiphyllum
Ces rapprochements et dissociations sont loin de faire l’unanimité ! Car si certains caractères semblent évidents en génétique, du point de vue du cultivateur, ils le sont moins. Il est difficile de considérer comme Oncidium des plantes appartenant auparavant aux Miltonia et Odontoglossum, morphologiquement très différents, alors que certaines autres espèces, bien typées comme Oncidium, se voient rapprochées du genre nain Gomesa






Bibliographie :
DESCOURVIERES, P. 2011 Encyclopédie des Orchidées tropicales. ULMER. 360pp.
Site consulté :
http://apps.kew.org/



Rhododendron
02-04-2012

Les Rhododendrons


 



 


Rhododendrons ou Azalées ? Voilà une question qui revient souvent...
Il s’agit en fait de la même chose ! Cette hésitation vient de la distinction qui était faite autrefois entre les deux à cause du nombre d’étamines, cinq pour les azalées contre dix pour les rhododendrons, et de la présence ou non d’écailles sous les feuilles.


Il existe environ 1000 espèces reparties en grande majorité dans l’hémisphère nord. Les rhododendrons (= l’arbre à roses en grec) seraient originaires d’Asie.
Mais on en retrouve aussi en Amérique du nord, témoins d’une période datant de plus de 165 millions d’années, lorsque les continents se rejoignaient. Des chercheurs ont même retrouvé des fossiles âgés de plus de 50 millions d’années qui en témoignent !


Les rhododendrons se cultivent dans un sol aéré, frais et bien drainé. On utilise généralement de la terre de bruyère, à laquelle on ajoutera en fonction des besoins, sable et humus.


Tout au long du mois d’avril, vous découvrirez dans le parc du jardin botanique du Montet, plus de 80 espèces en pleine floraison pour la plupart cultivées dans la collection dite ‘Terre de Bruyère’ et dans l’alpinum.



Bibliographie :
LEACH G. D.1961. Rhododendrons of the world. SCRIBNER. 544 p.
GRALL, R ., LENNON, J., GLAUSTRE, G.1991. Les Rhododendrons. Ed. du lien. 219 p.
Revision of Rhododendron 1. Notes from the Royal Botanic Garden Edinburg. Vol. 39, n°1, 1990
http://www.efloras.org/
http://www.mun.ca/
http://www.rhododendron.fr/



Philodendron polypodioides
29-02-2012

Philodendron polypodioides A.M.E.Jonker & Jonker
Le Philodendron à feuilles de Polypodium
Originaire d’Amérique du Sud


 
  


Le Philodendron polypodioides doit son nom à ses feuilles qui ressemblent aux frondes des Polypodium (fougères). Elle s’en distingue pourtant visuellement par un feuillage bien plus découpé, largement lacinié. Il semblerait que ce soit un Philodendron auquel il ne reste plus que les nervures ! La forme de la feuille est pourtant typique du genre, seule l’apparence en trompe-l’œil la fait ressembler à une fougère…


Cette adaptation du feuillage est caractéristique des plantes de sous-bois, notamment des Araceae et a fortiori des Philodendron. On suppose que le fait d’avoir des larges bandes découpées dans les feuilles permet de laisser passer la lumière, rare en sous-bois, pour les autres végétaux des étages inférieurs. Une autre théorie avancée est que le feuillage est lacéré pour éviter qu’il ne soit déchiré par la chute d’un objet. En effet, il arrive souvent dans la forêt tropicale qu’une branche ou un fruit chute lourdement, parfois de plusieurs mètres, entraînant avec lui branches et feuilles qui se trouvent sur son passage. Le feuillage souple, lui, laisse traverser ledit objet et se relève sans coup paraître, alors que la feuille aurait pu être déchiquetée voire emportée si elle avait été entière.
Ce Philodendron est une liane qui pousse en spirale autour des troncs. Plusieurs étages de feuilles peuvent donc se superposer. Peu courant en culture, il a une place de choix parmi les belles espèces d’Araceae que nous avons choisies de mettre en valeur lors de la restructuration de la tablette de la serre tropicale humide. Il aura peut-être, d’ici quelque temps, colonisé son support pour étendre ses larges feuilles au dessus de toutes les autres… tout en laissant passer la lumière pour les plantes situées en dessous.


Bibliographie :
BLANC, P. 2002. Etre plante à l’ombre des forêts tropicales. Nathan. 432pp.
BOWN, D. 1988. Aroids, Plants of The Arum family. Timber Press. 470pp.



Chimonanthus praecox
01-02-2012

Chimonanthus praecox (L.) Link.


 


       


    



Le Chimonanthe précoce est un petit arbuste originaire des montagnes de Chine qui pousse entre 600 et 1000 mètres d'altitude.
Son nom vient de deux mots grecs : Chimon signifiant l'hiver et Anthos la fleur.
C'est en automne que le chimonanthe perd son feuillage pour laisser s'ouvrir, à partir de janvier sous notre climat, des fleurs sur les branchages de l'année précédente. Elles s'ouvrent ainsi avant la nouvelle pousse des feuilles à une période où peu d'autres plantes sont fleuries.
Ses fleurs mesurent 2,5 cm de diamètre et sont d’une couleur jaune à brun pourpre. Elles dégagent un fort parfum de miel, mêlé de jacinthe et de muguet. C'est un des arbustes les plus parfumés du jardin.


Le chimonanthe ne nécessite que peu ou pas d'entretien. Une petite taille occasionnelle légère après floraison, n’est utile que pour conserver la silhouette qu’on souhaite lui donner.
Les quelques matinées de gel de ces mois de janvier et février garnissent les pétales de givres, mais sans nuire à la continuité de sa floraison.
Dans son pays d'origine les fleurs sont utilisées en parfumerie, les racines et l'écorce dans la pharmacie traditionnelle.


Vous pouvez découvrir cet arbuste dans la collection systématique.



Carica papaya
02-01-2012

Le Papayer, Carica papaya L.
Famille des Caricaceae, originaire d’Amérique tropicale


       


Bien que d’origine Néotropicale, le Papayer est un arbre cultivé dans toutes les zones tropicales du monde, et particulièrement consommé en Afrique et en Asie. Ce gros arbre assez trapu, puisqu’il atteint à peine 6 m de haut malgré son diamètre important, supporte d’énormes fruits aux saveurs exotiques. Ces baies (ce sont bien des baies, malgré leur taille imposante) peuvent en effet atteindre le poids respectable de 2,5 kg ! L’espèce est généralement dioïque, c'est-à-dire que l’on retrouve des individus mâles, et des individus femelles, mais la sélection a permis d’isoler des individus hermaphrodites, tel celui que vous pouvez contempler aux Conservatoire et Jardins Botaniques de Nancy.
Particulièrement appréciée pour sa saveur fine et délicate en salade de fruits, la papaye est aussi très souvent consommée verte, comme un légume. Le latex corrosif qui se dégage des fruits verts est utilisé pour attendrir  les viandes lors de la cuisson.
Ce latex contient d’ailleurs une enzyme, la papaïne, connue pour fragmenter les protéines (c’est elle qui intervient lors de « l’attendrissement » de la viande).
Utilisée depuis des temps immémoriaux en Amérique du Sud à des fins médicinales diverses et variées, des maux de ventres aux blessures superficielles, en passant par les brûlures de méduses, on s’en sert actuellement en immunothérapie dans la recherche de certains anticorps. La papaïne est aussi à la base de médicaments employés fréquemment contre les maux de gorge et autres affections oro-pharyngées, tels ceux que vous pouvez voir en exposition dans la vitrine de la serre utilitaire.


Bibliographie :
AUBLET, F. 1775 Histoire des plantes de la Guiane Françoise rangées selon la méthode sexuelle. J. CRAMER (reprint 1977). 1188 pp.
GAUDY, M. 1959 Manuel d’Agriculture tropicale. La Maison Rustique. 446 pp.
URBAN, I. 1921 Symbolae Antillanae volumen VIII. Lipsiae. 860pp.
Sites consultés :
http://www.jardinsdumonde.org/




Année 2011

Ilex x koehneana cv ‘chestnut leaf’
01-12-2011

Ilex x koehneana cv ‘chestnut leaf’ Loes.
Le houx à feuille de châtaignier



Déjà décembre, voilà Noël qui arrive à grands pas, et la traditionnelle décoration du sapin… Mais n’y a-t-il pas d’autres plantes symbole de Noël ?
 
Le Houx bien sûr ! On le voit tant sur les cartes de vœux que dans les décorations des fêtes. Les sens et les représentations de cette plante ne sont d’ailleurs pas choses nouvelles. Dès l’Antiquité, chez  les romains par exemple, une couronne était offerte aux jeunes mariés, ainsi qu’aux amis lors des fêtes saturnales.
Chez les grecs il représentait la prévoyance. Aussi le mot Ilex (nom de genre du houx en botanique) signifiait «pointe» en langue celtique. Les druides croyaient que le soleil ne quittait jamais les feuilles de houx. On accrochait donc des branches sur les maisons pour accueillir les esprits de la forêt pendant les rigueurs de l’hiver.
Curieusement on retrouve la même symbolique chez certains peuples amérindiens persuadés que les pointes des feuilles éloignaient les mauvais esprits.


Différentes espèces de houx sont visibles dans les collections extérieures du jardin du Montet. Ilex x koehneana cv ‘chestnut leaf’ Loes., autrement appelé le houx à feuille de châtaignier est planté dans le secteur historique non loin du ruisseau.
Ses petits fruits rouges et ses belles feuilles luisantes lui confèrent un aspect ornemental très intéressant en cette période de l’année.


Parmi plus de 400 espèces originaires des deux hémisphères, la plupart sont dioïques*.
Celle-ci a la particularité d’être monoïque, c'est-à-dire qu’elle porte les fleurs des deux sexes et contrairement aux autres, elle peut fructifier toute seule.
Cette espèce est issue d’un croisement (hybridation) obtenu par l’homme en 1919 entre Ilex aquifolium L . (espèce commune en Europe, celle de chez nous !..) et Ilex latifolia Thund. originaire du Japon.



* Dioïque : On dit d’une espèce qu’elle est dioïque lorsqu’il existe au sein de cette espèce des individus mâles et des individus femelles


Bibliographie :
The New Royal Horticultural Society Dictionary of Gardening, t.2. 1992.
KRUSSMANN, G. 1986. Cultivated Broad Leaved Trees & Schrubs, vol. 2.
http://www.ville.montreal.qc/ “Carnet horticole et botanique du Jardin Botanique de Montréal”



Ficus americana
31-10-2011

Ficus americana
un ficus étrangleur




Les Ficus étrangleurs sont des plantes d’aspect assez sympathique et au demeurant plutôt jolies, faciles à cultiver et pas trop problématiques pour le jardinier. Mais les faits sont là : ce sont des criminelles.


Les Ficus étrangleurs ont pour la plupart des fruits comestibles (des figues), qu’affectionnent singes et oiseaux. Ils s’empressent de les avaler tout rond, et les rejettent sur une branche éloignée (vous aurez compris comment). Les graines, protégées de la digestion, profitent de ce riche engrais pour former une pousse vigoureuse sur ladite branche, qui se développe bien en hauteur afin de profiter de la lumière proche ! Oui, me direz-vous, et alors ? Tant d’autres épiphytes usent de cette malice. Mais voilà en quoi ce stratagème est bien pensé : pendant qu’un feuillage fourni se développe sur l’arbrisseau,  une longue racine descend jusqu’à atteindre le sol. A sa suite, une myriade d’autres enlacent le tronc de l’arbre, jusqu’à l’étrangler. Profitant des richesses apportées par les racines, le feuillage croît de plus belle, jusqu’à sur-cimer son hôte, c'est-à-dire que la cime de l’arbre étrangleur dépassera la houppe de l’arbre support !
Ce dernier, ainsi privé d’eau et d’éléments minéraux par les racines, de lumière par le feuillage et comprimé par la constriction des racines grossissantes, finira par dépérir… Il formera un humus riche pour le Ficus lors de sa putréfaction, celui-ci ayant alors des racines assez solides pour assurer son soutien, tel un tronc creux et vide.


Notre plante du mois, le Ficus americana, dont les racines étrangleuses sont nettement apparentes est contrôlé par les jardiniers. Il n’a ainsi pas d’autre arbre à se mettre sous la racine, et s’étrangle tout seul, sans danger pour lui évidemment.


Dans votre promenade dans les serres, vous pourrez également croiser Ficus natalensis subsp. leprieurii au début de la serre tropicale, F. cyathistipula au fond de celle-ci, accompagné de F. ovata et d’autres étrangleurs comme Clusia ou Cecropia, appartenant pourtant à des familles différentes. La serre conservatoire contient aussi quelques beaux Ficus étrangleurs, tel le F. reflexa situé près du palmier triangle.


 



Aster ericoides var. prostratus ‘SNOW FLURRY’
03-10-2011

Aster ericoides var. prostratus ‘SNOW FLURRY’       
Synonyme de
Symphyotrichum ericoides (L.) Nesom var. prostratum (Kuntze) Nesom
’SNOW FLURRY’


 


 


Pour fêter dignement le début de l’automne, nous avons choisi de vous présenter un genre bien connu dans les jardins : l’Aster. Mais est-ce la bonne photo qui est jointe à ce texte ? Une plante rampante couverte de fleurs blanches qui ne ressemble à rien de connu et surtout pas à un Aster !
Et pourtant cette image correspond bien à notre plante du mois ! Une petite nouvelle dans la gamme des pépiniéristes collectionneurs dont la première diffusion remonte au début des années 2000 et qui s’impose d’années en années. On la retrouve maintenant fréquemment dans les foires aux plantes et par conséquent dans les jardins.


Aster ericoides var prostratus ‘Snow Flurry’,  que l’on peut traduire par ‘Tourbillon de Neige’, a pour origine l’espèce type Aster ericoides L..
Plante des prairies sèches et arides d’Amérique du Nord, Aster ericoides a maintenant conquis une partie du monde grâce aux voies de communications. En effet, ses fruits, appelés akènes sont aisément transportés par la voiture ou le train… Trouvant des conditions favorables de vie dans le ballast et les terre-pleins des bords de route, de nombreux spécimens s’y établissent où ils deviennent parfois envahissants... C’est une plante d’un bon mètre de haut, aux tiges droites et ramifiées, aux feuilles petites, étroites et linéaires terminées par un petit filet ou arête. Ses nombreuses petites fleurs blanches forment des grappes.


Dans les années 1990, plusieurs pépiniéristes et botanistes américains constatent que les Aster ericoides poussent parfois dans la nature de manière prostrée, notamment dans le Wisconsin, Missouri, New Hampshire, Massachussetts. Ils sélectionnent alors quelques pieds pour les mettre en culture et créer des cultivars telle notre plante du mois Aster ericoides var. prostratus ‘Snow Flurry’.


Aster ericoides var prostratus ‘Snow Flurry’ se plait dans tous les terrains pour peu qu’ils soient bien drainés et suffisamment ensoleillés. Il supporte la mi-ombre mais dans cette situation il ne fleurira pas forcément tous les ans. Il se bouture au mois de juin et se marcotte aisément (en plaçant l’extrémité de ses ramifications sous terre). C’est une plante rustique et sans souci qui prendra bientôt sa place dans tous les jardins en qualité de couvre sol d’autant qu’au contraire de l’espèce type, elle ne se ressème pas.
 


Bibliographie :


Willemet, R. 1805. Phytographie encyclopédique ou Flore de l’ancienne Lorraine et des départements circonvoisins. 3 vol. Nancy, Guivard impr


Mc Donought, M. 2006. The many face of Aster ericoides : a tall weed, a stunning perennials, a rock garden gem. N.A.R.G.S. p. 9-10


 



Passiflora foetida
01-09-2011

Passiflora foetida L.


 





Voici une plante bien surprenante : Passiflora foetida. Nommée « Passiflore fétide » par Linné en raison de l’odeur déplaisante de ses feuilles lorsqu’on les froisse. Elle n’en reste pas moins, comme toutes les plantes du genre, une belle liane aux fleurs d’une rare délicatesse.


Rappelons le caractère ambigu de ce genre : censé évoquer la passion (littéralement : souffrance) de Jésus, les trois stigmates du pistil représentant les clous, les cinq étamines les plaies, la rangée de pétales filamenteux symbolisant la couronne d’épines et les dix pièces pétaloïdes rappelant les apôtres (certains auraient été boudés par l’histoire)… Des colons jésuites s’en seraient servi pour inculquer la religion catholique aux amérindiens : puisque leur dieu avait apposé des signes çà et là, ils n’avaient plus le choix de douter de son existence.


Mais, revenons à notre plante du mois qui a une particularité étrange : ses feuilles et sa tige sont recouvertes par de longs poils glanduleux, sécrétant un liquide poisseux. De nombreux insectes, désirant faire une pause sur une de ses feuilles, ou ayant des intentions phytophages à son égard, se retrouvent englués… Mais d’autres comme les pétunias ou les tomates le font aussi... N’a-t-elle pas une autre spécificité ?


Autour de ses mignonnes petites fleurs blanches, des bractées très découpées, déployées en tous sens, paraissent hérissées comme des tentacules gluants… Ce sont des tentacules gluants ! A l’instar des Drosera et autres carnivores, cette passiflore a la capacité d’attirer, de capturer et même de digérer partiellement des proies ! En effet, il a été prouvé que la substance visqueuse contenait un peu d’enzymes. Elle est donc considérée comme protocarnivore, une carnivore en devenir. Si la tendance se confirme, il se peut qu’avec l’évolution, cette espèce devienne un jour complètement carnivore, d’ici un siècle ou un millénaire peut-être !


Bibliographie :
RADHAMANI, T.R., SUDARSHANA L., RANI, K. 1995. Defense and carnivory: dual role of bracts in Passiflora foetida. Journal of Biosciences 20 (5): 657-664.
RICE, B.A. 2006. Carnivorous Plants. Timber Press.



Taxodium distichum
29-07-2011

Le Cyprès chauve
Taxodium distichum L. (Rich.)


 



Encore appelé Cyprès de Louisiane, le Cyprès chauve est originaire du quart sud-est des Etats-Unis (Louisiane, Caroline du Sud / du Nord, Illinois, Texas et Mississipi), où il vit le plus souvent dans des zones marécageuses et le long des grands fleuves (notamment le Mississipi).
C’est en 1637 qu’il est introduit en Europe. Il agrémente les plantations paysagères au bord des pièces d'eau, mais aussi des terrains humides ou inondés régulièrement.
Son imposante taille à l’âge adulte fait qu'il est utilisé dans les grands parcs. Il culmine à 30 voire 40 mètres pour les plus grands sujets européens et jusqu’à 50 mètres dans son milieu naturel. Le tronc quant à lui peut mesurer jusqu'à 2 mètres de diamètre.


Après quelques années de plantation un phénomène original se produit. Certaines de ses racines souterraines vont se développer en racines aériennes. Elles sont nommées pneumatophores et servent à capter l'oxygène de l'air (phénomène qui ne peut avoir lieu lorsque que les racines sont plongées dans l’eau).


         


Le Cyprès chauve s’accommode aussi de milieux moins humides. C’est le cas notamment de celui planté dans le secteur écologique du Jardin botanique. Il développe alors peu ou pas de pneumatophores puisque l'oxygène est disponible à son pied. Il requiert cependant un terrain frais pour s’épanouir pleinement.


Son nom, Cyprès chauve, provient du fait qu'en fin d'automne il perd toutes ses aiguilles pour la période de repos hivernale (comme les Mélèzes ou les Metasequoia : voir les archives de la plante du mois d'avril 2008 pour comparaison, car ces deux conifères sont parfois confondus). A cette période les nombreuses teintes prises par son feuillage le rendent intéressant. Il passe par le jaune puis par la couleur rouille orangée avant de tomber.


         


Son bois est très recherché en construction (charpente), car il est très dur, imputrescible et résistant aux insectes xylophages, notamment aux termites.



Vous pouvez voir ce Cyprès au Jardin botanique, autour de l'étang face à la boutique, où ses pneumatophores sont bien développés, mais aussi dans le secteur écologique (non loin de l'étang au fond du Jardin), sans pneumatophores cette fois-ci.



Mimosa pudica
01-07-2011

Mimosa pudica  L.

La plante sensitive
Originaire d’Amérique du Sud, des Caraïbes



Connaissez-vous la sensitive ? Cette plante que Linné a choisi de nommer « pudique » car elle se replie dès qu’on la touche…


La réalité, comme souvent, est moins poétique : ce sont de larges cellules en forme de bulles qui servent de charnières, au bout de chaque foliole (petite division de la feuille), et à l’intersection entre la tige et la feuille. A la moindre vibration (contact, courant d’air ou même chaleur), toute l’eau présente dans ces cellules se répartit instantanément dans les cellules avoisinantes, repliant toutes les feuilles comme si elles étaient fanées.


Quelle est donc l’utilité d’une telle adaptation ? Imaginez que vous êtes un herbivore : regardez cette belle plante bien verte et appétissante, approchez vous en et… malheur, alors que vous vous apprêtiez à mordre dedans à pleines dents, vous vous rendez compte qu’elle est complètement flétrie ! Vous allez donc vous mettre en quête d’un autre repas, alors que la plante va calmement redéployer ses feuilles. En moins de 10 minutes, elle est à nouveau pimpante, prête à flouer un autre herbivore affamé ! Tel est pris qui croyait prendre.


L’intérêt du Mimosa pudica ne réside pas que dans cette capacité : ses fleurs roses à la beauté fugace sont aussi d’une rare délicatesse. Ces deux particularités ont fait de la sensitive une plante très appréciée de part le monde, tant dans les zones tropicales que tempérées. Si l’on en trouve en Europe dans les jardineries en tant que plante d’intérieur, elle a été cultivée dans toute l’Afrique et l’Asie, et commence à se propager en dehors des jardins… Une nouvelle plante s’ajoute à la liste des invasives tropicales…



Eucalyptus globulus
01-06-2011

Eucalyptus globulus Labill.
Le gommier bleu


L’emblème floral de la Tasmanie depuis 1962


  



De la famille des Myrtaceae, les eucalyptus sont parmi les plus grands arbres feuillus du monde végétal.
Ces plantes indigènes d’origine australienne représentent d’ailleurs 95 % de la forêt de ce pays.
Les eucalyptus se présentent comme un petit buisson ou un très grand arbre (plus de 100 mètres de haut). Les feuilles sont bleutées, persistantes et recouvertes de glandes à huile.
Ils sont plantés en Afrique du Nord (Algérie, Maroc) mais également dans les îles de Madagascar, Mayotte, Réunion et enfin en Afrique du Sud.
Les fleurs de couleur blanche, crème, jaune, rose ou rouge, sont source de nectar pour la production de miel en Australie.
La plupart des eucalyptus ne supportent pas le gel (jusqu’à -3 à -5°) tandis que certains sont rustiques (-10 à -15°).
Ainsi, l’Eucalyptus nitens supporte -12 °. De croissance rapide, il est utilisé pour la réalisation de meubles pour l’extérieur.
Notre plante du mois, appelée Eucalyptus globulus, est antibactérienne, antiseptique, calmante pour la toux, la bronchite, le rhume et la sinusite.


Vous pouvez retrouver l’Eucalyptus globulus durant la saison estivale dans la plate bande des huiles essentielles de la collection médicinale.



Elaphoglossum crinitum
04-05-2011

Elaphoglossum crinitum (L.) H. Christ
La fougère oreille d’éléphant (Elephant ear fern)
Amérique tropicale




Cette gracieuse plante pleine de poils est en fait une fougère. Bien différente du stéréotype de la fronde gracile, bien divisée, vert tendre, l’Elaphoglossum, littéralement langue de couleuvre, possède de larges feuilles entières, épaisses, vert sombre et couvertes d’écailles noires, portées par un solide pétiole.


A la naissance de la feuille, sous forme de crosse, enroulée comme toutes les fougères à l’instar du sceptre de Saint-Nicolas, ses poils sont déjà présents. Ils sont au même nombre que sur la fronde adulte. Fait assez étrange pour être précisé, et qui se remarque par ailleurs : si les écailles sont vraiment éparses sur une feuille développée, elles recouvrent tellement densément les jeunes qu’elles les font ressembler à de belles mygales bien velues.


Terrestre des sous bois d’Amérique centrale et du Nord de l’Amérique du Sud, elle vit aussi comme épiphyte, s’accrochant aux branches basses couvertes de feuilles mortes, dans lesquelles elle ancre ses racines pour y trouver sa substance nutritive. Ce sol suspendu dans les airs est proche de la couche d’humus frais qu’elle peut trouver au sol, ce qui explique cette bivalence.



Bibliographie :
HOSHIZAKI, B. J., MORAN, R. C. 2001. Fern Growers’s Manual
JONES, D. L.1987. Encyclopaedia of Ferns
Dr. VARESCHI, V. 1968. Flora de Venezuela, Helechos, Vol. 1, T. 2



Lonicera gracilipes var. glandulosa
06-04-2011

Lonicera gracilipes Miq. var. glandulosa Maxim.
Synonyme : Lonicera tenuipes Nakai


 


    


 


Le Chèvrefeuille (Lonicera) est un genre composé d’arbustes et de grimpantes. Il en existe environ 180 espèces, reparties dans différentes régions de l’hémisphère nord. Ce sont des plantes qui vivent en relations étroites avec différents insectes pollinisateurs, venus se nourrir du nectar de leurs fleurs souvent très odorantes.


Ce mois-ci, notre attention se porte sur le Lonicera gracilipes Miq. var. glandulosa Maxim.. Ce chèvrefeuille est originaire du Japon. On le rencontre à l’état sauvage sur les îles et provinces de Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu. Son nom japonais Miyama-uguisu kagura, est inspiré des montagnes Kagura (ou montagnes rossignol traduit littéralement), car c’est en effet dans les montagnes que ce chèvrefeuille pousse.


Dans le cas de cette espèce, il s’agit d’une variété particulière de Lonicera gracilipes. C’est un arbuste de 2 à 3 m, au feuillage caduc et pourvu de fleurs de 1,5 à 2 cm à corolle rose ou rouge carmin.
Sa floraison est observable d’avril à mai alors que ses feuilles commencent à peine à sortir. Cela lui confère un intérêt ornemental particulier, car son bois rougeâtre se voit nuancé par la ponctuation d’une multitude de petites fleurs roses.


Le Lonicera gracilipes Miq. var. glandulosa Maxim. (variété glanduleuse) bien que proche du Lonicera gracilipes Miq. se distingue de celui-ci par deux aspects :
 - La variété glanduleuse ne pousse qu’à très haute altitude dans les montagnes  japonaises.
 - Elle possède des poils glanduleux sur différents organes.
 Les chercheurs en Pharmacologie ont d’ailleurs découvert que ces glandes contiennent des glycosides (substances utilisées en pharmacologie).


Ce Lonicera a donc bien des raisons de se faire connaître et respecter. Sa beauté est captivante, il est l’ami des insectes et de la biodiversité, et l’allié de l’homme pour ses propriétés médicinales. De plus, il peut résister à des températures allant jusqu’à -20°C !


Vous pouvez observer notre plante du mois à l’Alpinum, collection de plantes de montagnes du jardin du Montet, dans le secteur consacré au Japon.


Un autre chèvrefeuille d’hiver, le Lonicera fragrantissima Lindl. & Part., se situe le long de l’allée principale traversant la collection historique du jardin. Sa floraison s’observe de décembre à début avril. Il dégage un parfum proche du jasmin qui viendra vous enivrer à plusieurs mètres.


Bibliographie :
Ohwi, J. 1965. Flora of Japan
Krüssmann, G. 1986. Manual of “Cultivated Broad leaved Trees & Shrubs”, Vol.2
Revue horticole 1898
http://www.cat.inist.fr/



Nepenthes
03-03-2011

Nepenthes



 


Ce sont des lianes de l’ancien Monde. On les retrouve ci et là sur le pourtour de l’océan Indien : Madagascar, Australie, Nouvelle Calédonie, Inde, péninsule cambodgienne. Mais l’immense majorité des 120 espèces de ce genre proviennent des archipels philippins et indonésiens.


Peuplant les forêts pluviales de basse et de haute altitudes de ces zones tropicales, elles vivent dans des sols particulièrement pauvres, composés d’une couche peu épaisse de feuilles à peine décomposées. Ce substrat très organique ne fournit pas l’ensemble des minéraux dont les plantes ont besoin pour pousser, et peu nombreux sont les végétaux capables de s’en accommoder...


Nos Nepenthes ont trouvé le moyen de combler ce manque : elles sont devenues carnivores ! Au bout de chaque feuille pend une urne remplie d’un liquide visqueux dans lesquels des insectes et autres petits animaux viennent se noyer. Il est bien connu que la nature prend plaisir à détourner soigneusement les règles que les scientifiques ont édicté pour elle. Ainsi, à l’instar des animaux, cette plante produit des enzymes capables de digérer les protéines ! Ce piège est donc bien la réplique végétale d’un estomac animal, transgressant ainsi la barrière des règnes...


Malheureusement pour ces plantes, elles vivent dans des milieux extrêmement fragiles, qui plus est, dans des zones fortement soumises à la déforestation : Java, Bornéo... et nombre d’entre elles sont particulièrement rares dans la nature, n’existant que sur une zone très réduite d’une montagne par exemple, et connue d’une dizaine ou d’une vingtaine d’individus seulement. Des mesures de protection dans leur milieu n’étant pas toujours envisageables, la culture et la reproduction en Jardin Botanique est parfois le seul moyen de sauver ces espèces d’une disparition complète...


Bibliographie :


Barthlott, W.; Porembski, S.; Rüdiger, S. & Theisen, I. 2008. The curious world of carnivorous plants : A comprehensive guide to their biology and cultivation
Clarke, C. 1997. Nepenthes of Borneo
McPherson, S. 2009. Pitcher plants of the old world



Salix daphnoides
31-01-2011

Salix daphnoides Vill. « LATIFOLIA »
synonyme : « AGLAIA »


 


 


Le mois de février est souvent paradoxal pour l’amateur de jardin. Ses 28 jours en font le mois le plus court de l’année, mais en cette fin d’hiver le temps se fige et le printemps tant attendu semble très lointain.


C’est pourtant à cette période, que certains arbres du jardin botanique déploient tous leurs charmes et nous donnent un avant goût des couleurs chatoyantes du printemps. Le saule faux daphné fait partie de ceux-ci :
Originaire des hautes montagnes d’Europe, il se retrouve en plaine et dans les vallées sous l’action des fleuves Rhin et Rhône.
C’est un petit arbre de 3 à 12 m de haut.  Ses feuilles sont grandes, elliptiques-lancéolées et ses rameaux sont robustes. L’attrait du Salix daphnoides « LATIFOLIA »  réside avant tout dans la couleur hivernale de son bois et particulièrement celui de son jeune bois de l’année. De couleur jaune orange en allant jusqu’au rouge, c’est un festival de couleurs et de nuances. Si un rayon de soleil s’en mêle, il n’en faut pas plus pour se croire arrivé aux portes du printemps.


L’intérêt de cet arbre est encore optimisé s’il est conduit sous forme de têtard*.


Vous pouvez découvrir ce saule dans la collection historique du parc : un, vers le ruisseau et l’autre au bout du tunnel d’hivernage.


*Têtard : Arbre dont on coupe le tronc au-dessus du sol, pour lui faire produire des branches que l'on exploite périodiquement pour le chauffage et autres usages. L'orme, le charme et le saule sont les arbres le plus ordinairement tenus en têtards.



Musa acuminata
03-01-2011

Le bananier sauvage
Musa acuminata Colla




Le Musa acuminata, originaire du sud-est de l’Asie, est un bananier sauvage qui  a servi notamment à la création des cultivars et hybrides de nombreuses bananes comestibles rencontrées dans le commerce.


Le bananier est constitué par une souche vivace, de laquelle naissent des feuilles dont les longues gaines s’emboîtent les unes dans les autres pour former un faux-tronc épais, herbacé, et dont les feuilles amples, s’étalent au sommet.
C’est au centre qu’apparaît l’inflorescence, long épi qui s’incline vers le sol. Cette inflorescence porte de nombreuses bractées colorées à l’aisselle desquelles se développent les fleurs qui donneront les fruits. Les rangées de bananes sont appelées « mains » et l’ensemble des « mains » forme le régime.
Après sa fructification le pied de bananier meurt, mais généralement la souche porte déjà d’autres plants à divers stades de croissance qui produiront à leur tour de nouveaux régimes.


Dès le premier millénaire les bananes furent apportées en Afrique par les Indo-malais ou par les Arabes. Au début du XVIème siècle, elles gagnèrent l’Amérique du Sud où elles ont été rapidement répandues. Les bananes sont aujourd’hui cultivées dans tous les pays tropicaux et subtropicaux.




Année 2010

Cunninghamia konishii
01-12-2010

Cunninghamia konishii Hayata


 


  


 


Les Cunninghamia  sont des conifères appartenant à la famille des taxodiacées (famille composée de 14 espèces réparties en 10 genres : Sequoia, Taxodium, Cryptomeria…).
Dans la nature, le Cunninghamia konishii pousse au nord et au centre de l’Ile de Taiwan, dans la province de Fujian en Chine et il a été découvert récemment à Houa Phan (Laos) et à Bu Huong, une montagne du Vietnam.
C’est James Cunningham, à qui cette plante a été dédiée, qui a introduit ce conifère en Europe au 18ème siècle lors de ses expéditions botaniques.



Aujourd’hui, cette plante est inscrite sur la liste rouge(1) de l’IUCN(2). Elle a le statut d’espèce « vulnérable » et nécessite un plan de sauvegarde. Les raisons de sa vulnérabilité sont :
- Une surexploitation ;
- Un abattage des forêts qui sont remplacées par des plantations commerciales ;
- Une perte de pureté génétique due à l’hybridation de C. konishii avec Cunninghamia lanceolata.
- … .


Son bois rouge était utilisé autrefois pour la fabrication de cercueils mais aujourd’hui il est protégé dans des réserves naturelles au Vietnam.


(1) Liste rouge : liste créée par l’IUCN comportant 9 statuts de conservation des espèces végétales et animales du monde entier.
Cunninghamia konishii est au 5ème seuil sur les 9 existants, le neuvième étant celui donné aux espèces éteintes dans la nature. C. konishii a donc un haut risque d’extinction.
(2) IUCN = Union Internationale pour la Conservation de la Nature



Pothos junghuhnii
02-11-2010

Pothos junghuhnii de Vriese
Borneo, Java, Sumatra.


 



 


Voici un Pothos, une liane du sud-est asiatique. Bien que d’aspect gracile, cette petite plante peut atteindre des dimensions respectables, jusqu’à cinq-six mètres de haut. Sans être parasite, elle enserre l’arbre qui lui sert de support, agrippant ses racines à son écorce telles des crampons, afin de se hisser vers la lumière qui lui fait défaut, à l’ombre des sous-bois tropicaux.


Les petites sphères granuleuses ressemblant à des bonbons ne sont autres que des spadices - sortes de tiges portant de minuscules fleurs – caractéristiques des Araceae.
Alors que la plupart des plantes de cette famille portent un spadice cylindrique, certains Pothos s’offrent la fantaisie d’en produire en forme de boule, comme celui-ci !


Vous pouvez découvrir cette plante dès le début de votre visite dans les serres tropicales, à gauche en entrant. Mais un autre membre de ce genre ayant la même singularité orne aussi une des colonnes au fond de la serre tropicale. Il est également en fleurs en ce moment, levez bien les yeux pour voir ses petites inflorescences !


Bibliographie :


BOWN, D. (1988) : Aroids, Plants of The Arum family
BOYCE, P. C. (2009) : The Pothos L. (Araceae: Pothoideae) in Thailand in Aroideana 32 : 19-29



Veronica ornata
01-10-2010

Veronica ornata Monjus.
Famille des Scrophulariacées


 




Originaire du Japon, plus précisément de la région de Kinki à Honshu, Veronica ornata appartient à un genre qui comporte de nombreuses espèces (plus de 500) de par le monde.


Sa généreuse floraison bleu-pourpre en épi dense et son feuillage tomenteux gris clair en font une plante tout à fait remarquable.
Cette floraison est d’autant plus intéressante qu’elle est tardive. Elle a lieu de fin septembre jusqu’aux gelées, à une époque où les fleurs commencent à manquer.


Cette plante est de culture relativement aisée, il faut tout de même prendre soin de l’installer dans un substrat drainant car elle déteste les hivers trop humides… Et elle n’est pas la seule !


Vous pourrez découvrir cette véronique en pleine floraison dans l’alpinum au niveau de la rocaille consacrée aux plantes du Japon. N’hésitez pas à prolonger votre parcours, d’autres floraisons tardives vous y attendent.


 



Tibouchina semidecandra
01-09-2010

Tibouchina semidecandra (Mart. & Schrank ex DC.) Cogn.


 



Cette plante appelée « Tibouchine » ou encore « Fleur araignée », à cause de la forme et de la disposition de ses étamines, est un arbuste pouvant atteindre quelques mètres de hauteur avec un port étalé. Son feuillage persistant est recouvert d’un duvet avec des nervures bien marquées qui contribuent à sa beauté.
De la famille des Mélastomatacées, il est originaire des forêts du sud du Brésil et de l’Honduras.
Le Tibouchina est de culture assez facile. Il peut être placé sur une terrasse dans un bac en été,  mais il faudra le rentrer à l’abri du gel en hiver. Il produit des fleurs de juillet à octobre de couleur bleue violacée. Le tibouchine supporte bien la taille qu’il ne faut pas hésiter à pratiquer pour lui garder une forme harmonieuse. Il peut se multiplier par bouture en conditions chaudes.
C’est surtout une espèce proche, Tibouchina urvilleana et quelques cultivars, qui sont utilisés dans le commerce comme arbustes à fleurs.


Vous pouvez retrouver durant le mois de septembre un Tibouchine en fleurs à l’entrée des serres tropicales.



Thunbergia alata
13-07-2010

Thunbergia alata Sims.


 


       


De la famille des acanthacées, le Thunbergia alata est une plante grimpante originaire de l’est africain, du Brésil, d’Hawaï et du sud des Etats-Unis. Ses origines tropicales confirment son besoin de chaleur. En effet, des températures inférieures à 8°C lui sont néfastes, les premières gelées fatales et il est nécessaire d’attendre le mois de mars pour que ses graines soient semées à chaud. Le Thunbergia alata est donc une plante annuelle dans notre région…, mais vivace et invasive dans les régions d’où elle est originaire…
La Suzanne aux yeux noirs, nom vernaculaire de notre plante de l'été, doit son nom au cœur noir de ses fleurs qui peuvent être orange, jaunes ou blanches selon les variétés. Ses tiges volubiles nécessitent un treillage pour qu’elle se développe à son aise.
Une centaine d’espèces de Thunbergia sont répertoriées, provenant pour la plupart de régions tropicales.


Vous pouvez retrouver, durant la saison estivale, des pieds de Thunbergia alata dans les plates bandes du pavillon d’accueil (côté étang).



Paphiopedilum philippinense
08-06-2010

 


Paphiopedilum philippinense (Rchb.f.) Stein


 


 


 


Cette plante fait partie de la grande famille des orchidées. Le Paphiopedilum est couramment appelé « Sabot de Venus ». Ce nom provient de la forme particulière de son labelle. En effet, « Paphos » en grec est un des noms d’Aphrodite, déesse grecque de l’amour, et  « Pedilon » signifie pantoufle !


Le Paphiopedilum philippinense pousse en épiphyte* dans les débris de feuilles jonchant le sol des forêts et dans la mousse des arbres et des rochers. Il pousse généralement sur des falaises et des boulders** calcaires, souvent en des endroits assez ouverts et exposés, du niveau de la mer jusqu’à 500 m d’altitude environ. On le trouve normalement en des lieux bien éclairés. Ainsi, il est largement répandu à travers les îles des Philippines, de Luçon au nord à Mindanao au sud en passant par Palawan.
Cette espèce peut fleurir toute l’année, mais sa principale saison de floraison s’étale d’avril à juin.


Vous pouvez retrouver en ce moment, en pleine floraison, un Paphiopedilum philippinense à l’entrée des serres tropicales


* Epiphyte : végétal qui vit sur un autre mais sans le parasiter.
** Boulder : bloc de pierres arrondi par l’érosion


(Bibliographie : BRAEM, G. & CHIRON, G. 2003. Paphiopedilum. Edition Tropicalia)


 



Gentiana acaulis
03-05-2010

 


Gentiana acaulis L.


 


       


Les Gentianes représentent dans l’imagerie populaire la montagne et les rochers inaccessibles. L’espèce  qui retient particulièrement notre attention en ce début du mois de mai pour sa floraison bleue intense, s’appelle la gentiane acaule, ou Gentiana acaulis L. (nom scientifique).


Cette petite plante est contrairement à ce que l’on pourrait croire, relativement bien adaptée à nos latitudes et altitudes, si l’on prend bien soin de suivre quelques conseils de culture, et aussi de choisir des spécimens adaptés à nos basses altitudes. Effectivement, il est préférable de choisir des plantes issues de pépinières ou de jardineries bien mieux adaptées à la vie dans nos jardins de plaine que des plantes provenant de culture en altitude.


La gentiane acaule est une plante de plein soleil, qui aime particulièrement les sols légers, non calcaires, drainants et profonds avec une bonne proportion de matière organique bien décomposée. Le sol autour de la plante sera ensuite recouvert d’un à deux centimètres de graviers de grosse granulométrie afin d’apporter fraîcheur et protection à la plante.


Sa floraison s’étale de mai à fin juin avec une remontée au mois de septembre.


Placée dans une rocaille, dans une auge ou un bac en pierre, cette plante éclatante sera mise en valeur.


Vous pouvez découvrir la gentiane acaule dans la collection systématique du Jardin botanique.



Brexia madagascariensis
01-04-2010

Brexia madagascariensis (Lam.) Ker Gawl


 


 


 


Le Brexia madagascariensis est un petit arbre originaire de Madagascar. On le rencontre dans les forêts humides du littoral. Ses fleurs verdâtres possèdent des pétales charnus. Cette plante a la particularité de donner des fruits très durs de 8 cm de long qui peuvent flotter plusieurs mois sur la mer sans que les graines perdent leurs facultés germinatives. C’est en partie ce qui explique que cette espèce est présente également sur la côte Est de l’Afrique au Mozambique, en Tanzanie et Zanzibar.


Depuis sa découverte en 1793 le genre Brexia a été selon les périodes rattaché à la famille des Escalloniacées, des Grossulariacées, des Hydrangeacées, et des Saxifragacées. Il a même eu droit à sa propre famille : les Brexiacées. Ne sachant plus à quel Saint (botaniste) se vouer, il a fallu attendre des études moléculaires récentes pour résoudre définitivement le placement de Brexia dans la famille des Celastracées.



Vous pouvez découvrir cette plante dès le début de votre visite dans les serres tropicales, à gauche en entrant.



Lonicera fragrantissima
01-03-2010

Lonicera fragrantissima Lindl. & Paxt.


 



 


Les Lonicera ou chèvrefeuilles sont des plantes au port arbustif ou grimpant, qui sont réparties sur diverses régions du Monde.
Le Lonicera fragrantissima est originaire de Chine. Il fut découvert vers 1830 par le botaniste Robert Fortune et introduit à cette même époque en Europe. Le nom de fragrantissima lui a été attribué pour souligner le parfum de ses fleurs qui rappelle l’odeur douce, sucrée et fruitée du jasmin et qui est perceptible à plusieurs mètres. A cet intérêt olfactif s’ajoute un intérêt visuel, grâce à sa floraison qui s’étale du mois de décembre au mois de mars !
Ce chèvrefeuille, qui est en culture dans la collection historique du parc du Jardin botanique du Montet est un arbuste de forme arrondie, au port retombant et au feuillage caduc* sous notre climat.




Dans une haie, mêlé à d’autres arbustes, il est d’un grand intérêt. Ses nombreuses branches enchevêtrées procurent à la faune des abris rassurants, comme par exemple pour les oiseaux qui nichent très souvent dans sa ramure. Mais il est également une source de nourriture grâce aux baies qu’il produit après floraison…


 


*tombant chaque année



Cecropia
01-02-2010

L'arbre à fourmis, le Cecropia
Cecropia glaziovii Snethl.
Cecropia tessmannii Mildbr.




Les Cecropia sont des arbres des forêts secondaires d'Amérique tropicale s'élevant à plus de dix mètres du sol. Ils sont munis d'une couronne de grandes feuilles palmées blanc argenté en dessous.
Plusieurs espèces de Cecropia sont myrmécophiles, on les appelle " arbre à fourmis ".
La myrmécophilie définit les multiples relations qui existent entre les fourmis et les plantes.
Ces relations comportent deux aspects, d'une part l'hébergement des fourmis (Azteca pour le Cecropia) dans des cavités foliaires ou caulinaires et d'autre part leur nutrition à partir de corpuscules ou sécrétions.


Chez le Cecropia, la plante offre à la fois le gîte et la nourriture.


       


Les fourmis pénètrent dans la plante au sommet d'un entre-nœud où la paroi amincie est facile à percer. Puis elles habitent dans les tiges creuses en perçant les membranes de séparation des entre-nœuds pour les faire communiquer.


Pour la nourriture, les fourmis se nourrissent de petits corps (corpuscules) produits par la plante, sur des coussinets poilus, situés à la base des pétioles. Ces corpuscules qui contiennent des substances huileuses et protéiniques sont facilement détachés et emportés par les fourmis. De nouveaux corpuscules sont formés au fur à mesure qu'ils sont mangés par les fourmis.


En échange les fourmis Azteca défendent férocement l'arbre contre les envahisseurs. Elles repoussent les attaques des Atta (fourmis coupe-feuilles), de même qu'elles tuent les lianes qui grimpent sur le tronc en les mâchant. Par contre elles tolèrent la présence de nombreuses autres espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères.


 



Cryptomeria japonica
04-01-2010

Cryptomeria japonica cv 'Elegans viridis'


 


 



Le Cryptomeria japonica ou Sugi ou cèdre du Japon est originaire d'Extrême-Orient (Chine, Japon). Cet arbre de la famille des taxodiacées est un conifère forestier. De croissance rapide, son bois est léger et odorant. Il est utilisé au Japon en menuiserie et en bois de charpente mais c'est aussi un arbre sacré implanté à proximité des temples.
En Europe, nous utilisons plus souvent des arbres à petit développement comme le Cryptomeria japonica cv 'Elegans viridis' plus adapté à la taille des jardins des particuliers. Il peut atteindre 7 m de hauteur et 2 à 3 m de diamètre. Il se distingue par son feuillage fin et délicat implanté en rameaux souples et retombants de couleur vert tendre toute l'année.


Vous pouvez découvrir le Cryptomeria japonica cv 'Elegans viridis' dans l'allée menant à l'entrée des serres tropicales.




Année 2009

Lomatophyllum aldabrense
01-12-2009

Lomatophyllum aldabrense Marais


 



    



 


Proches cousins des aloès, les lomatophyllums se rencontrent sur les îles de l'Océan Indien dont Madagascar. On en compte une douzaine d'espèces.
Ils sont classés dans la famille des Aloeacées (parfois rattachées aux Liliacées). Ces plantes forment des rosettes de feuilles longues, plus ou moins coriaces avec des nuances allant du vert clair au vert bleuté.
Le Lomatophyllum aldabrense présenté ici est une plante endémique* collectée sur l'île d'Aldabra, une des principales îles des Seychelles. Vous pouvez le découvrir dans la serre 'Flore tropicale menacée'.


* Endémique: une plante est endémique lorsque l'aire de répartition est restreinte (île, région isolée, ...).



Nyssa sylvatica
02-11-2009

 


Nyssa sylvatica Marsh.
ou
Tupelo



 


Le mois de novembre arrive, et avec lui les paysages d'automne aux couleurs flamboyantes. Les feuillages qui se parent de leurs plus beaux ornements se rencontrent sur beaucoup d'espèces d'arbres et d'arbustes. Parmi eux il est un arbre qui se distingue des autres par de nombreux attraits : il s'agit du Tupelo ou Nyssa sylvatica en latin.


Le tupelo est un arbre originaire de l'Est du continent américain. Tupelo est le nom que lui donnait les amérindiens dans sa patrie d'origine. Il peut atteindre 30 mètres de haut en Amérique mais n'en dépasse pas quinze chez nous. Il a un port colonnaire et des branches retombantes qui lui donnent beaucoup de charme, mais sa particularité réside dans son feuillage qui devient orange puis rouge écarlate dans une teinte très particulière vernissée. Le tupelo est parfaitement rustique, il réclame un sol frais et prospère dans des milieux neutres et acides, il possède aussi une très bonne résistance au calcaire comme le montre le sujet que nous possédons dans la collection systématique de notre jardin botanique. Agé d'une vingtaine d'années il déploiera sa magnifique teinte automnale tout au long du mois de novembre.



Impatiens namchabarwensis
25-09-2009

Impatiens namchabarwensis
R.J.Morgan, Y.M.Yuan & X.J.Ge
ou
Impatiens bleue


 


  


  
Cette impatiens originaire du Tibet a été découverte en 2003 dans la province du Namcha Barwa dans des canyons à 930 m d'altitude.
Elle a une envergure de 50 cm et se pare, en situation un peu ombragée, de très belles fleurs bleues d'avril à octobre. C'est au printemps et en automne que la floraison est la plus intense car l'impatiens préfère, de par son origine, les saisons plus fraîches.
Notre climat lui convient pour une culture à l'extérieur, elle pourrait donc se naturaliser dans nos jardins.
Les impatiens que nous connaissons tous en ornementation ont des nuances de couleur allant du blanc au rouge-pourpre. Avec cette nouvelle espèce nous avons enfin une impatiens qui nous offre un vrai bleu.
Les impatiens appartiennent à la famille des Balsaminacées. Elles ont la particularité (comme les balsamines) de former des fruits déhiscents qui " explosent " à maturité pour disperser leurs graines.



Lagenaria siceraria
01-09-2009

 


Lagenaria siceraria


 



 


Appelé aussi Calebasse, Gourde, Courge bouteille ou encore Cougourdon dans la région de Nice, le Lagenaria siceraria est une plante de la famille des Cucurbitacées.
Son origine primitive est mal connue. Il pourrait provenir d'Afrique tropicale, de Thaïlande ou du Pérou.
Sous notre climat la calebasse est une plante annuelle qui se sème au chaud pendant le printemps et se plante en pleine terre lorsque les gelées ne sont plus à craindre, c'est-à-dire vers la fin du mois de mai.
Sa végétation conséquente (grimpante ou rampante) nécessite un support solide, d'autant plus que ses fruits, selon les variétés, peuvent peser plusieurs kilos. Ses fleurs ont la particularité de s'ouvrir au crépuscule.
Les fruits de formes variées (sphérique, allongée, renflée ou en forme de bouteille) sont utilisés depuis des milliers d'années pour transporter la nourriture et l'eau (surtout en Afrique), pour créer des instruments de musique comme le kora en Afrique, les maracas aux Antilles, le sitar en Inde ou le gunga au Brésil.
Jeunes, les fruits peuvent également être consommés et se cuisinent alors comme des courgettes.


 




Victoria amazonica & V. cruziana
29-07-2009

La Victoria, nénuphar géant d’Amazonie
couramment appelé Lis d’eau d’Amazonie ou Lis d’eau royal


 



 


Cette plante aquatique aux feuilles flottantes en forme d’énormes moules à tarte appartient à la famille des Nymphéacées.


Les deux espèces de Victoria se rencontrent dans les trous d’eaux calmes de l’Amazone en Amérique du Sud. Leurs pétioles et nervures sont épais et fortement épineux. Il ne porte qu’une seule fleur à la fois de 15 à 30 cm de diamètre, blanche le premier jour virant au rose le second jour pour ensuite se faner. Les feuilles de 1 à 2 m de diamètre ont des bords relevés de 10 à 20 cm.



Lorsque la Victoria est apparue il y a un peu plus de 100 millions d’années, les abeilles n’existaient pas. C’est donc un petit scarabée, Cyclocephala bardyi, qui en assure la pollinisation. En culture, l’absence de cet insecte rend la récolte de graines assez aléatoire, pourtant primordiale car ce nénuphar doit être ressemé à chaque printemps.


Le " nénuphar royal " découvert en 1801 par le botaniste Thaddaeus Haenke a été cultivé à Kew Gardens près de Londres à partir 1846 et baptisé " Victoria " en hommage à la reine Victoria (1819-1901).


Deux espèces très proches ont été décrites :


Victoria amazonica Sowerby


Les feuilles sont d’un vert soutenu avec le dessous teinté de rouge pourpre et leurs rebords mesurent de 12 à 15 cm.


Victoria cruziana A.D.Orb.


Les feuilles sont d’un vert plus clair avec le dessous vert et leurs rebords légèrement teinté de rose peuvent atteindre 20 cm de hauteur. Cette espèce est réputée être un peu plus robuste.


Il existe également un hybride, ‘Longwood Hybride’ issu du croisement des deux espèces. Ses feuilles dépassent les 2 m de diamètre et il est plus florifère.


Un record :


La plus grande feuille de nénuphar géant d’Amazonie jamais mesurée a atteint 2,78 m de diamètre en 2005 dans le jardin " La Rinconada " près de Santa Cruz en Bolivie (une des régions d’origine de l’espèce V. cruziana).



Lavandula angustifolia
01-07-2009

Lavandula angustifolia Moench.
Lavande vraie


 



 


Bien connue des paysages provençaux, la lavande est la plante de parfumerie par excellence. Après distillation, on obtient l'huile essentielle de lavande avec laquelle on fabrique le parfum. La lavande vraie est de meilleure qualité que les lavandins qui sont des croisements naturels entre deux espèces, Lavandula angustifolia Moench. et L. latifolia Vill. Ces derniers ont une essence de moins bonne qualité olfactive et sont utilisés en parfumerie industrielle.


La lavande est produite essentiellement dans la région de la ville de Grasse qui dispose de parfumeries. Cependant sa zone de production d'environ 4000 hectares s'étend sur quatre départements provençaux.


Elle est récoltée en pleine floraison en juillet-août pendant les fortes chaleurs qui favorisent la montée de l'essence dans les cellules et les glandes sécrétrices de la fleur.


Cette plante s'adapte bien au climat de régions plus septentrionales à condition qu'elle soit plantée en sol calcaire sec (bon drainage nécessaire) et dans un endroit ensoleillé.


La lavande est une plante aux multiples vertus médicinales. Elle est antiseptique, bactéricide, désinfectante, calmante, antispasmodique. Elle est également mellifère et donc très appréciée des abeilles.



Vanilla planifolia
04-06-2009

Le vanillier
ou
Vanilla planifolia Andrews


 


 


Le vanillier est une liane grimpante de la famille des orchidées originaire des forêts chaudes et humides d'Amérique centrale.
Découverte au début du 16ème siècle par les espagnols, la vanille est maintenant répartie dans de nombreuses régions tropicales.
Ce sont des abeilles spécifiques comme Euglossa viridissima qui assurent sa pollinisation. Aussi, dans les serres du Jardin botanique pour obtenir la formation des " gousses " de vanille, qui sont en terme botanique des capsules, il faut polliniser chaque fleur manuellement.
Cette orchidée grimpante peut dépasser les 10 mètres, c'est pourquoi en culture elle est maintenue sur des supports de façon à ce que les fleurs soit à portée de mains.


Les " gousses " de vanille sont récoltées encore vertes pour subir diverses opérations de séchage pour en développer l'arôme.
C'est Madagascar qui produit 60% de la vanille dans le monde.


Vous pouvez voir actuellement, dans la première serre un vanillier portant de nombreuses inflorescences et, grâce à l'intervention des jardiniers qui pratiquent les pollinisations au fur et à mesure de la floraison, des " gousses " de vanille en formation.



Pulsatilla vulgaris
30-04-2009

 


Pulsatilla vulgaris
ou
Anémone pulsatille



 



 



Pulsatilla vulgaris est une très jolie plante, vivace, d'environ 30 à 40 cm, de couleur violette pourpre, avec un cœur jaune, qui fleurit entre avril et mai.
Son feuillage velu est caduc. Elle pousse au soleil, dans un sol riche, léger et même calcaire.
Les celtes l'utilisaient déjà, mais elle rentre vraiment en thérapeutique au 18ième siècle. A cette époque, on utilisait son feuillage et ses rhizomes pour soigner les dartres et la coqueluche.
De nos jours, elle est utilisée en homéopathie et en phytothérapie par voie interne (infusions composées)  pour traiter les troubles digestifs, circulatoires et gynécologiques. De plus, elle est reconnue pour ses propriétés antibactériennes, antinévralgiques et antispasmodiques.
Un point important à ne pas négliger : elle est irritante à l'état frais ! C'est pourquoi, son emploi relève uniquement de la prescription médicale !


Vous pouvez actuellement découvrir l'anémone pulsatille dans la partie homéopathie (massif silice) de la collection médicinale du Jardin botanique du Montet.



Angraecum sesquipedale
01-04-2009

 


Angraecum sesquipedale Thouars
ou
Etoile de Madagascar ou Etoile de Bethléem


 



 


Angraecum sesquipedale est une plante épiphyte* endémique** de Madagascar. Cette orchidée de grande taille aux feuilles allongées pousse sur les troncs, les rochers en forêts côtières, et peut être parfois aussi semi-terrestre.
Ses hampes florales de 1 à 5 fleurs se forment de juin à novembre mais en Europe sa floraison est inversée et se produit de fin décembre à janvier. Sa fleur étoilée de 20 cm de diamètre porte un éperon de 25 à 30 cm dans lequel se trouve le nectar.
Charles Darwin, dont c'est le bicentenaire de la naissance cette année, avait déjà en 1862 remarqué la curieuse morphologie de cette fleur. Il supposa alors qu'il devait exister un insecte dont la trompe serait suffisamment longue pour puiser le nectar de cette orchidée et assurer sa pollinisation en transportant par la même occasion du pollen d'une fleur à l'autre. Un papillon nocturne africain Xanthopan morgani praedicta fut découvert des années plus tard…
Vous pourrez admirer l'étoile de Madagascar lors de l'exposition " Orchidées 2009 " qui se tient au Jardin botanique du Montet du 4 au 13 avril (tous les jours de 10h00 à 18h00)


* Epiphyte : végétal qui vit sur un autre mais sans le parasiter.


** Endémique: une plante est endémique lorsque son aire de répartition est restreinte (île, région isolée, ...).



Edgeworthia chrysanta
27-02-2009

A voir actuellement dans le parc du Jardin botanique du Montet



Edgeworthia chrysanta
ou
Mitsumata


 


  


 


Un magnifique arbrisseau se fait actuellement remarquer dans la collection systématique. Il s'agit de Edgeworthia chrysanta appelé aussi Mitsumata au Japon. C'est une plante, de bel aspect, très décorative par son port et surtout par sa floraison qui s'étale tout au long du mois de mars. Ses fleurs d'un jaune délicat et d'un agréable parfum sont réunies en capitules de 5cm de diamètre.
Il existait au Japon de grandes plantations de cette espèce dont l'écorce fournit la pulpe de papier Mitsumata très recherchée au 20ème siècle dans les pays occidentaux pour la fabrication de titres officiels et diplômes.
Introduite en 1845 par M. Edgeworth (Botaniste anglais à qui elle doit son nom), elle se présente chez nous sous la forme d'un arbre de petite taille (1,50 à 2m de haut) qui demande un sol frais, aéré et une exposition assez chaude. La taille ne pose pas de problèmes puisque que quasiment inexistante. La multiplication peut se faire par semis, mais le bouturage est préconisé, car il est plus rapide et plus efficace.



Phaius tankervilliae
02-02-2009

Phaius tankervilliae (Banks) Blume
Synonyme : Phaius grandifolius Lindl
.


 


 


 


Cette orchidée originaire d'Himalaya et d'Australie est cultivée dans la serre des plantes aquatiques et épiphytes du Jardin botanique du Montet. Importée pour la première fois en 1778 en Angleterre par le docteur John Forthergill, elle figure parmi les premières orchidées tropicales à avoir fleuri en Europe.


C'est une plante terrestre (de 60 cm à 2 mètres de haut) à pseudobulbes portant des feuilles engainantes. Ses inflorescences, parfois odorantes, sont terminées par un épi de grandes fleurs, et sont plus longues que ses feuilles. Chaque fleur est composée de sépales et pétales de couleur blanche à l'extérieur et chamois à l'intérieur, avec des nervures vertes sur les deux faces. Les labelles sont rose pourpre avec une gorge jaune.
La floraison des Phaius tankervilliae a lieu de décembre à février.
De culture assez facile en appartement, il faut cependant utiliser un compost riche à base de terreau de feuilles, de terre franche et de tourbe. Un arrosage copieux est nécessaire en période de croissance (végétation), par contre au repos, il doit être presque nul. Une luminosité abondante est également préconisée sans toutefois de soleil direct.






Année 2008

Quercus glauca
30-12-2008

Dans le parc du Jardin botanique du Montet


Quercus glauca Thunb.



Ce chêne introduit en Europe en 1804 est originaire du Japon, de Chine, de Corée, mais aussi du Nord de l'Inde et de la Birmanie.
Son écorce (brun à noir) plutôt lisse, se fissure et devient rugueuse avec l'âge. Ses fruits appelés glands, sont logés dans des protections nommées cupules.
Ici, au Jardin botanique du Montet, il a une forme arbustive (alors qu'il mesure 15 mètres de hauteur dans son aire naturelle) et une croissance plutôt lente. Mais si l'intérêt de le faire paraître dans notre rubrique de 'la plante du mois' est bien entendu son joli feuillage persistant, il est également mis en avant pour sa capacité à résister aux conditions climatiques de la région lorraine. En effet, cet arbre est classé en zone 8 de rusticité* (voir carte ci-après). Beaucoup de sources bibliographiques font savoir qu'il ne résiste pas aux hivers du nord de la Loire, comme en Lorraine classée en zone 7 de rusticité. Le quercus glauca du Jardin Botanique du Montet, âgé du vingtaine d'années, est donc un arbre exceptionnel.



* zone de rusticité : zone géographique correspondant à une température minimale moyenne. Ainsi, la zone 8 a une température minimale moyenne supérieure à la zone 7.


 



© http://www.plantyfolia.com/lexique/zonerusticite.php


 zone 10
 zone 9b
 zone 9a
 zone 8c
 zone 8b
 zone 8a
 zone 7
 zone 6
 zone inférieure ou égale à 5



Bixa orellana
28-11-2008

A voir dans les serres tropicales


Bixa orellana L.
Le roucouyer


 



 




Le roucouyer est un petit arbre originaire d'Amazonie, de 6 à 8 mètres de hauteur qui appartient à la famille des bixacées.
Cette plante est dite tinctoriale. A partir de ses graines on extrait un colorant rouge qu'on appelle " rocou ou roucou ". Les Amérindiens l'utilisaient lors de cérémonies pour se teinter la peau d'où leur nom de " peaux rouges ".
Les principales zones de production du rocou sont le Brésil, la Guyane, les Antilles et l'Inde.
Ce pigment rouge est maintenant utilisé en cosmétique mais aussi comme colorant alimentaire, enregistré sous le code " E160 ".
Nous connaissons tous la couleur orangée de la mimolette, fromage traditionnellement  produit aux Pays-Bas et dans le Nord de la France… C'est quand même l'année des Cht'i …!



Betula papyrifera
30-10-2008

A voir dans le parc du Jardin Botanique du Montet


Betula papyrifera
ou Bouleau à papier
ou Bouleau à canot


      


Le bouleau à papier est un grand arbre originaire d'Amérique du Nord pouvant atteindre 25 mètres de hauteur. En effet, cet arbre a besoin de la pleine lumière et doit s'élever au dessus des autres sous peine de disparaître. Ce bouleau qui supporte les grands froids est souvent cultivé en cépée*.
L'écorce du bouleau à papier est blanche ou rougeâtre. Elle était utilisée par les Indiens pour la construction de toitures et de canots.



* cépée : rejets de bois sortant de la souche lorsque l'arbre a été coupé.



Begonia elaeagnifolia
01-10-2008

Begonia elaeagnifolia  Hook.f.



 


Le genre Begonia comporte plus de mille espèces réparties entre les régions tropicales et subtropicales d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. Son habitat s'étend des basses altitudes aux zones montagneuses, des situations très ombragées des forêts denses, aux talus aux rochers exposés.
Le Begonia elaeagnifolia est un bégonia africain, rampant, épiphyte* que l'on rencontre au Cameroun et au Congo à une altitude de 600 à 800 m..
Dans la serre des plantes aquatiques, il est présenté sur un arbre reconstitué avec de l'écorce de chêne liège, sur lequel il trouve les anfractuosités pour s'accrocher.


 


* Epiphyte : Se dit d'une plante dont les racines s'ancrent à la surface d'autres plantes, mais qui n'en tire pas sa nourriture. Les plantes épiphytes montrent une grande diversité d'espèces appartenant à différentes familles comme les Orchidées, les Broméliacées, les fougères…
Ne pas confondre avec les plantes parasites tel que le gui.



Tilia henryana
01-09-2008

 


A voir dans le parc du jardin botanique du Montet


Tilia henryana Szysz.



   


 


Ce tilleul est en pleine floraison en ce moment dans le parc au jardin botanique. C'est un petit arbre remarquable pour ses feuilles très dentées, duveteuses de coloration rouge cuivrée au printemps mais surtout pour le parfum de miel qu'il dégage.


Cette espèce de tilleul est la dernière à fleurir de la saison, en général fin août-septembre dans la région.


Ce petit arbre provient de Chine centrale. Il fut nommé henryana en l'honneur d'Augustin Henry (1857-1930), médecin botaniste qui traversa ce pays.


De port plutôt étalé, à pousse lente, ce tilleul peu encombrant atteint sous nos climats en général 5 à 10 m adulte. Il est donc très adaptable pour les petits jardins. Peu exigeant sur la nature du sol (même calcaire), il résiste aux maladies et parasites pourvu qu'il soit planté au soleil. D'un grand intérêt ornemental, il doit être vu … et senti !


Vous le trouverez ici au jardin botanique planté en isolé dans la pelouse autour de l'étang face à l'entrée du parc.



Miconia calvescens
01-08-2008

Miconia calvescens DC.
ou
Miconia magnifica Triana


 




 


Vous pouvez voir actuellement dans la serre tropicale humide les grandes feuilles à revers pourpre de cette plante de la famille des Mélastomatacées.
Le Miconia est originaire d'Amérique Centrale. Il a été introduit à Tahiti en 1937 comme plante ornementale. A cause de sa croissance rapide et de son taux de reproduction élevé, il s'est ensuite propagé dans toutes les vallées et les zones humides de basses et moyennes altitudes, s'attaquant même à la "forêt de nuages" (800-1500 m) où sont situées la majorité des plantes endémiques* de l'île. Le Miconia est devenu en moins de 50 ans, un véritable envahisseur qu'on appelle "peste végétale".
Un arrêté de plante nuisible en Polynésie française pour le Miconia a dû être promulgué en mars 1990 pour tenter de limiter son extension.



* Endémique: une plante est dite endémique lorsque son aire de répartition est restreinte (île, région isolée, ...).



Morus bombycis
01-07-2008

 


Morus bombycis Koidz.


 


                  



Le mûrier à feuilles de platane (Morus bombycis Koidz. ou Morus kagayamae Koidz.) est un petit arbre de moins de 6 mètres de haut appartenant à la famille des Moraceae. Originaire d'extrême orient (Chine, Japon, Caucase, Sakhaline) il est introduit en Europe aux alentours de 1918.


Cet arbre monoïque (les fleurs mâles et femelles sont sur un même pied) est apprécié pour ses fruits, qui sont utilisés pour faire des confitures, des sirops… mais aussi dans le midi pour faire des tonnelles naturelles.
Les mûriers vendus dans le commerce sont généralement stériles pour ne pas tacher les dallages. Ils sont souvent employés comme arbres d'alignement.


Le mûrier accepte les tailles sévères, mais résiste mal aux fortes gelées.


Il existe une dizaine d'espèces de mûriers parmi lesquelles Morus alba L. dont les feuilles servent de nourriture aux vers à soie (Bombyx mori).



Heliconia caribaea
02-06-2008


Heliconia caribaea Lam.


 




Dans la serre tropicale humide vous pouvez admirer actuellement un balisier jaune. En effet, les différentes espèces d'Heliconia sont communément appelées "balisiers" suivi de leur couleur.


C'est une plante de la famille des Heliconiacées, que l'on rattache parfois encore à la famille des Musacées, et que l'on rencontre dans les forêts denses humides des zones tropicales d'Amérique du Sud et des Antilles.
Heliconia caribaea est une herbe qui peut atteindre 3 à 6 mètres de hauteur. Ses inflorescences dressées apparaissent d'avril à juin et mesurent 20 à 60 centimètres. Cette espèce comporte de nombreux cultivars, dont beaucoup sont naturels, et d'autres issus d'hybrides.


Les Héliconias sont des plantes très ornementales souvent cultivées dans les jardins des régions tropicales et pour la production de fleurs coupées qui apportent de l'exotisme dans les bouquets.



L'Heliconia rostrata également en fleurs actuellement, a une inflorescence pendante rouge et jaune.



Metasequoia glyptostroboides
29-04-2008

Metasequoia glyptostroboides


 


                   



Ce conifère, classé dans la famille des Taxodiacées, n'était connu que sous forme fossile jusqu'en 1941, année de sa découverte dans la province du Sichuan en Chine.



Il a la particularité de perdre ses aiguilles après qu'elles soient devenues brun-rouge à l'automne. De plus, son port conique et régulier, ses branches ascendantes et droites et son écorce gris-brun qui se détache en lanières lui confèrent un certain intérêt paysager.


Le Métasequoia est facile de culture. Il s'accommode de tous les sols, pourvu qu'ils soient frais et humides (pour permettre une pousse rapide) et toutes les expositions lui conviennent.
Sa croissance est d'environ 60 à 80 cm par an, pour atteindre une taille adulte de 15 à 20 m.
Ainsi, ce conifère est de plus en plus utilisé dans les parcs et aménagements, voir alignements citadins, pour sa morphologie et sa grande résistance.


Au Jardin Botanique du Montet, nous en avons un exemplaire d'une dizaine de mètres, planté en isolé sur une pelouse proche de l'étang à l'entrée principale.



Dypsis decaryi
01-04-2008

Le Palmier triangle de Madagascar
ou
Palmier Trièdre


 


Dypsis decaryi (Jum.) Beentje & J.Dransf.
(également nommé Neodypsis decaryi Jum.)


 


 


 


 


Le palmier triangle est un des plus beau palmier au monde. Endémique1 de Madagascar, il est établi à la limite du bush2 à Didieracées dans le grand sud de l'île où il résiste parfois à des périodes de sécheresse très sévères.


Cette espèce, qui fait partie des palmiers à tronc unique, a la particularité de produire des palmes pennées longues et fines qui poussent sur trois plans différents de sorte à former un palmier à trois faces. Elle adopte cette allure très tôt et la gardera toute sa vie. On peut cependant observer qu'avec l'âge les bases des pétioles engainantes tombent et laissent apparaître un tronc rond et lisse qui accentue sa forme originale.


La taille modeste du palmier triangle permet aux particuliers de le cultiver en pot pendant de longues années. Il lui faudra alors une bonne luminosité et une atmosphère assez humide surtout pour les jeunes plans. Il peut être placé à l'extérieur en été, mais comme il est très sensible aux gelées il faut penser à le rentrer en hiver à une température minimale de 10°.


Vous pouvez admirer le palmier triangle de Madagascar au Jardin Botanique du Montet dans la serre des plantes menacées. Il est actuellement en fleurs, mais porte également les fruits de sa floraison précédente.

1 endémique: une plante est dite endémique lorsque son aire de répartition est restreinte (île, région isolée, ...). Dans notre exemple, cette plante ne pousse qu'à Madagascar.
2 bush : forêt arbustive d'épineux se développant sous les climats chauds et secs.



Cornus officinalis
01-03-2008

 


Cornus officinalis
Le cornouiller officinal


 


  



Originaire du Japon et de Corée, ce cornouiller étale une abondante floraison jaune tout au long du mois de mars. Rustique, décoratif, mellifère, ce petit arbre présente de nombreux attraits d’autant que ses petites baies mûrissant à l’automne sont comestibles.



Aloe
01-02-2008

 


Aloe dorotheae A.Berger
originaire de Tanzanie



Aloe trichosantha A.Berger
originaire d'Ethiopie, de Somalie et du Kenya



Aloe wickensii Pole-evans
originaire d'Afrique du Sud (Transvaal)




Le genre Aloe compte environ 350 espèces réparties essentiellement sur le continent Africain et Madagascar. Cette plante pousse dans les formations arides tropicales et subtropicales, en association avec les xérophytes du veld* et du busch* africain et malgache.


Selon les espèces, on observe des rosettes de feuilles de tailles très variables au milieu desquelles émergent des hampes florales portant des fleurs jaunes, rouges ou oranges.
Les aloès supportent de grands écarts de températures journaliers (mais restent sensibles aux gelées). En culture dans notre hémisphère, la floraison est surtout abondante en hiver et au printemps.


Dans la serre des zones tropicales arides, une trentaine d'espèces d'aloès est présentée. Ceux cités sont actuellement en pleine floraison mais vous pourrez aussi découvrir de nombreuses autres espèces au stade terminal ou au stade de développement de la hampe florale.


* veld : Grande zone de prairies aussi appelée savane arbustive.


*busch : forêt arbustive d'épineux se développant sous les climats chauds et secs.



Auraucaria araucana
01-01-2008

 


Araucaria araucana (Molina) K. Koch
Famille des Araucariaceae


 


 


 



Originaire du versant occidental de la Cordillère des Andes (Chili, Argentine) où il pousse spontanément entre 800 et 1600 m, ce conifère a été introduit en Europe en 1795. Assez résistant au froid et original, cet arbre bénéficie d'une bonne popularité. Pour un meilleur développement, il lui faut une humidité suffisante du sol et de l'air, à l'abri des vents desséchants et sur sols non calcaires.


De dimension moyenne, il peut atteindre 35 m en Amérique du Sud et 25 m en Europe. Son port est colonnaire, large et globuleux. Ses branches verticillées (= disposées par étage circulaire) par 5 sont ascendantes sur les sujets jeunes puis horizontales sur les sujets plus âgés.
Communément appelé désespoir des singes, ce conifère doit son nom à ses feuilles imbriquées, très pointues qui rendent ainsi son ascension impossible.


Sa fructification n'est possible qu'en présence d'un pied mâle et d'un pied femelle car l'araucaria est dioïque. Ses fruits sont de vrais cônes, de 10 à 15 cm, faits d'écailles qui se recouvrent étroitement et qui tombent quand les graines arrivent à maturité.


Ses graines oblongues de 35 à 40 mm peuvent être consommées grillées comme des châtaignes.




Année 2007

Theobroma cacao
01-12-2007

 


Theobroma cacao L.
famille des Sterculiaceae



Le Cacaoyer est originaire d'Amazonie où les températures élevées et l'humidité ambiante sont favorables à son développement. Sa culture s'est donc naturellement répandue autour de l'équateur en Amérique Latine, en Asie et surtout en Afrique occidentale.


Le cacaoyer est un arbre atteignant 5 à 7 m de hauteur moyenne en culture. Il a la particularité de former des centaines (parfois des milliers) de petites fleurs blanches directement sur le tronc et les branches. Malgré cette généreuse floraison, la fructification se trouve limitée à quelques dizaines de fruits par arbre.



Son fruit, la cabosse, contient des graines nommées "fèves de cacao".


De la cueillette des cabosses à la fabrication du chocolat, un grand nombre d'étapes seront nécessaires (écabossage, fermentation, séchage, torréfaction, concassage…) et feront appel à de nombreuses compétences.


Deux cacaoyers en fruits sont visibles dans la serre des plantes utilitaires et dans la serre tropicale humide.



Miscanthus sacchariflorus
01-11-2007

 


Miscanthus sacchariflorus (Maxim.) Hack


 


 



Le Miscanthus sacchariflorus est une graminée de 2,50 mètres de hauteur, originaire du Japon, du Nord de la Chine et de la Corée.
Comme beaucoup de graminées il a un rôle esthétique intéressant de par son feuillage et sa floraison (qui ne semble pas être régulière : cette année elle est très abondante au Jardin Botanique du Montet). Mais il a aussi pour intérêt une sonorité agréable lorsque le vent traverse son feuillage.
Sa culture est très facile. Elle nécessite seulement un rabattage (coupe) des parties végétatives (chaumes) juste avant le démarrage de la végétation.


Au Jardin Botanique du Montet, cette plante se trouve devant les serres dans les massifs de graminées mais aussi dans la plate-bande des vivaces de la collection historique.



Begonia salaziensis
01-10-2007

 


Begonia salaziensis


 




Le genre Begonia comporte plus de mille espèces réparties des régions tropicales et subtropicales d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. Son habitat varie des régions de basse altitude aux zones montagneuses et des situations très ombragées des forêts denses, aux rochers exposés.


Le Begonia salaziensis est une plante endémique* des îles de La Réunion et Maurice.
A La Réunion, on le rencontre dans les ravines et les forêts ombrophiles*, du littoral jusqu'à 1200 m. d'altitude. Par contre, il est devenu très rare à l'île Maurice.
Sa taille peut varier de 0,90 à 2 m. de haut. Ses feuilles sont d'un vert vif dont les deux moitiés sont généralement inégales.
Sa principale période de floraison se situe entre novembre et mars. Chaque pied porte des fleurs mâles et des fleurs femelles blanches.
Il est un des rares bégonias (avec B. seychellensis) à former des baies et non des capsules ailées. Ces baies charnues de 1 à 1,5 cm. deviennent orange à maturité.



* Endémique : une plante est dite endémique lorsque son aire de répartition est restreinte (île, région isolée, ...). Dans notre exemple, cette plante ne pousse qu'à la Réunion et l'île Maurice.
* forêt ombrophile : forêt subissant de fortes précipitations (pluviométriques), régulièrement réparties dans l'année.



Rosa holodonta
01-09-2007

 


Rosa holodonta Stapf


 


 



Originaire de la Chine de l'ouest, région du Sichuan, Rosa holodonta est introduit en France en 1908.
Ce rosier arbustif possède un bois rouge épineux et un feuillage toujours indemne de maladie. Il mesure de 2 à 3 mètres de hauteur pour une envergure de 2 mètres. Ses fleurs simples, de couleur rose, fleurissent en juin pour laisser place à maturité à une imposante fructification automnale en forme de bouteilles rouges mesurant 6 cm. Ce fruit est appelé cynorhodon.


A voir aussi en ce moment dans la roseraie : Rosa moyessi, Rosa glauca et Rosa spinosissima.



Pachypodium lamerei var. lamerei
01-08-2007

 


Le "palmier de Madagascar" ou "arbre bouteille"
Pachypodium lamerei var. lamerei


 


 



Le Pachypodium lamerei var. lamerei est une plante endémique de Madagascar de la famille des Apocynacées. On la trouve dans les forêts xérophiles* et les rocailles dénudées de l'île.
Son nom Pachypodium vient du grec 'pakhus' qui signifie épais et 'podos' qui signifie pied.
Cet arbre mesure de 3 à 6 mètres de hauteur, avec un tronc qui porte des épines groupées par 3. Ses feuilles sont caduques et ses fleurs blanches à centre jaune sont parfumées.


* Endémique: une plante est dite endémique lorsque son aire de répartition est restreinte (île, région isolée, ...). Dans notre exemple, cette plante ne pousse qu'a Madagascar.
* Xérophile: Se dit d'une plante croissant habituellement en milieux secs.



Lysimachia clethroides
01-07-2007

Lysimachia clethroides L.
Lysimaque à fleurs de Clethra


 



Introduite en France dans les années 1880 et largement diffusée par le célèbre horticulteur Victor Lemoine, cette ravissante Lysimaque, originaire du Japon, est aujourd'hui peu répandue dans nos jardins, malgré ses qualités ornementales et sa facilité de culture.


Cette plante vivace, rustique sous nos climats, se présente sous la forme de fortes touffes, hautes de 70 à 80 cm. Ses nombreuses tiges sont droites et serrées, dissimulées sous un dense feuillage qui prendra une belle coloration à l'automne.
Ses fleurs, qui sont le principal attrait de cette plante,  sont réunies en épis recourbés très décoratifs. La durée de floraison s'étale de la fin du mois de juin jusqu'au milieu du mois d'août.


La culture de la Lysimaque à fleurs de Clethra est simple. Elle ne nécessite aucun entretien hormis une taille courte des tiges (à 2 cm du sol) en fin d'hiver. Tous les sols lui conviennent dès qu'ils sont un peu frais. Côté exposition, on peut la placer en plein soleil ou à mi-ombre.
Pour la multiplier, il suffit de diviser les touffes, sauf en période de floraison.